Développé avec Berta.me

  1.  

    390 – Adamswiller, Alsace Bossue, 400 hab. (mai 2023)

    Nommer un être vivant, qu’il soit chien, chat, kangourou, bousier ou humain, est parfois une tâche formidablement difficile, comme je suis ces jours-ci en train de m’en rendre compte avec le sublime chat qui partage depuis quelques jours mon existence trépidante (Magnus ? Abbas ? Joseph ? Robert ? Ingmar ?), mais parfois certains y arrivent avec une certaine flamboyance, à l’instar des colocataires du chien Platon, que je n’ai malheureusement pas rencontré, celui-ci n’étant visiblement pas de garde à l’heure de mon passage.

    Lors de mon arrivée à Adamswiller en plein milieu d’un dimanche après-midi, dans la foulée de l’exploration précédente à Diemeringen, j’ai eu la plaisante surprise de trouver un bar ( !) (ouvert ( !) qui diffusait devant une poignée d’habitués le match du Racing à Troyes, ravis de l’ouverture du score de « der Diarra ». Alors que je commençais à mitrailler le chat noir d’en face une fois ma boisson éclusée, un desdits habitués depuis sorti sur la terrasse s’est enquis de mon statut de photographe, et visiblement jaloux de l’attention que je portais au félin, a demandé une photo, sur laquelle il se trouve en compagnie notamment de la sympathique gérante Sandrine, qui tient la barre depuis cinq ans, et qui lorsque je lui ai demandé si elle venait du coin, m’a répondu « ah non pas du tout, j’habite à Frohmuhl » (à pas moins de sept kilomètres, donc).

    Une fois les présentations ainsi faites, le tour d’ « Adams » sous le soleil s’est trouvé adouci par ce bref comité d’accueil ; déclinant les classiques architecturaux de l’Alsace Bossue, le village se signale par une proportion un peu plus élevée qu’ailleurs de demeures cossues sinon bourgeoises, ainsi que par un très bel ensemble école-mairie. En descendant le plateau sur lequel sont installées les trois quarts des habitations pour rejoindre la vallée de l’Eichel, on parvient aux abords de l’entrée de l’immense carrière de la famille Rauscher, mais hélas on ne rentre pas dans une carrière comme dans un moulin, et je n’ai pu en photographier qu’un amoncellement de blocs de pierre en amont.