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490 – Olwisheim, Pays de Haguenau, 500 hab. (février 2024)
Les portails bas-rhinois sont volontiers ornés de panneaux, parfois bilingues, avertissant le passant de la méchanceté des chiens bas-rhinois, avertissements dont il est facile de déterminer en quelques secondes qu’ils sont pour la plupart totalement mensongers, une grande partie des animaux concernés n’ayant de manière évidente que de l’amour et de l’enthousiasme dans leurs cœurs, et dans certains cas le simple désir ardent de faire une partie de foot avec tout inconnu volontaire. Le faux chien (même s’il peut brièvement leurrer un marcheur distrait et faire office de vigile) a quant à lui la chance d’être délivré de cette assignation essentialiste à la dangerosité, figé ici à Olwisheim dans une pose de confiance joyeuse en l’avenir qui tranche avec la méfiance généralisée du prochain qui se manifeste chez d’autres espèces qu’on ne citera pas.
Outre un patrimoine architectural agricole nettement plus riche que celui de sa voisine Mittelschaeffolsheim que je venais de quitter, Olwisheim se distingue aussi et plus curieusement par le goût prononcé pour le prénom Michel de sa population, au point même que trois personnes inhumées dans le cimetière municipal s’appellent Michel (ou Michael) Michel, ce qui en fait le gisement de Mich’ Mich’ le plus important du département à ma connaissance, devant Ringendorf. J’avais constaté lors d’une recherche ancienne qu’un certain nombre de Michel Michel vivent encore ; l’un d’entre eux est géographe et a même sa propre page Wikipedia. Même si cela n’est annoncé publiquement nulle part, je suppose que tous ces doubles homonymes se retrouvent chaque année à Strasbourg pour un retour d’expériences, au Snack Michel.