Développé avec Berta.me

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    523 – Mutzig, Pays de Molsheim, 6100 hab. (juillet 2024)
     
    Partie 1 – Centre-ville
     
    La Brasserie Mutzig a été fermée par son dernier propriétaire, Heineken, en 1989 ; depuis, les plus hauts bâtiments du site attendent toujours une hypothétique reconversion, tandis que certains ont été transformés depuis leur rachat par la mairie pour accueillir d’autres activités, dont une pépinière d’entreprises. On trouve aujourd’hui de la bière Mützig (et non Mutzig, le tréma indiquant que le produit n’est pas brassé à Mutzig et n’utilise pas d’eau de Mutzig) dans quelques pays africains, Heineken ayant distribué des licences au Rwanda, au Cameroun ou encore en RDC pour l’exploitation de la marque. Un peu plus haut, une ruine plus discrète rappelle l’implantation de l’entreprise Louva, qui produisait des sous-vêtements féminins, et a fermé son site alsacien au début des années 2000. Un bâtiment annexe s’est effondré en 2020 dans le jardin des voisins, qui, on peut les comprendre, n’en mènent pas large.
     
    Loin de se résumer à ces problématiques de désindustrialisation, Mutzig, comme nous le constatâmes, c’est aussi une jolie vieille ville, dans laquelle on pénètre par la porte médiévale dite de Strasbourg, qui fit longtemps office de prison. Le bâtiment de la gare, dont le style est typique de l’époque allemande, abrite désormais un atelier de réparation de vélos et un agréable café-librairie, ce qui m’a semblé être un modèle d’utilisation de ce patrimoine SNCF très souvent barricadé ou vendu à des particuliers.
     
    Lesdits particuliers, en Alsace, ont le mérite d’amener de la couleur, et souvent pas qu’un peu, dans l’environnement visuel, comme en témoignent ici une maison à colombages très bleue et une demeure rouge à flanc de falaise précédée d’un splendide exemple de boîte aux lettres mimétique, et près de laquelle est stationnée une Fiat Panda dans laquelle trône au milieu d’une grande cour de peluches... un panda, rappelant que la vie peut être douce, en tout cas plus que lorsqu’on étudie au colègue [ou collège] de Mutzig, dont l’entrée principale affichait lors de mon passage une définition officieuse à la sévérité implacable.