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414 – Morsbronn-les-Bains, Outre-Forêt, 680 hab. (juillet 2023)
Les forages pétroliers effectués en 1904 dans le cadre de l’exploitation du sous-sol de la zone dite de Pechelbronn n’ont pas décelé d’or noir sous Morsbronn, mais deux sources d’eau chaude (39° et 43°) dont les propriétés curatives ont valu à ce village de la route de Woerth un destin de station thermale à partir de 1929. En 2013, la caisse d’assurance-maladie a revendu l’établissement de soins, désormais exploité par un opérateur privé, et en face duquel se tient une petite boutique de cadeaux qui m’intriguait depuis longtemps : sa tenancière m’a gentiment expliqué qu’il s’agissait d’un ancien kiosque à journaux, et que son commerce de babioles n’était pas une manne financière des plus avantageuses, mais qu’elle tenait à ce que les curistes aient « un souvenir », quoique rien dans le stock ne semble se rapporter explicitement à Morsbronn.
Théâtre de combats ravageurs pendant les guerres de Trente Ans et de 1870, le village, où de nombreux particuliers proposent des studios à louer aux visiteurs pour pallier l’abandon d’une grande pension, possède tout de même un beau cachet. De nombreux monuments souvent grandiloquents sont disséminés un peu partout dans les prés et champs alentour, destinés à rappeler la mémoire des exploits et sacrifices de divers régiments et bataillons (souvent allemands). Après quelque hésitation, j’ai décidé d’être raisonnable et de ne pas acquitter les 23 euros demandés pour pénétrer dans le mythique parc Didi’land, géré par la même famille locale depuis son ouverture en 1982. En faisant le tour de l’enceinte, j’ai médité sur le sort improbable du capitaine Louis Charles de Bourgoing, né à Tours, mort au combat à Frœschwiller, et enterré pour l’éternité sur le parking d’un parc d’attractions.