Développé avec Berta.me

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    314 - Mittelbergheim, Route des Vins, 620 hab. (septembre 2022)

    Même si j’ai pour habitude de souligner que je n’ai jamais demandé à vivre dès lors que survient la moindre contrariété dans mon existence, comme par exemple une goutte de pluie, un moustique, ou la lecture de n’importe quelle phrase prononcée par Raphaël Enthoven, j’ai bien conscience que la vie reste un miracle d’une fascinante complexité, et ce n’est pas le moindre mérite de Mittelbergheim que d’être parvenu à le résumer efficacement en une seule image concise, percutante et à forte couleur locale, présentée dans un jardin privé qui jouxte une exposition permanente en plein air sur la fabrication du vin dont les personnages de cire sont par ailleurs terrifiants. 

    Bénéficiaire du label « Les plus beaux villages de France » depuis 1983, la toute petite commune, et c’est une bonne surprise, a visiblement su éviter de céder aux sirènes du tourisme de masse et des magasins de bibelots made in China, subissant tout de même un trafic automobile important sur son étroite et magnifique rue principale, attribuable en partie au rush des vendanges pour de nombreux viticulteurs du village, qui faisait que ce n’était pas le meilleur moment pour Bibine et Pinard pour faire des affaires, quoi qu’un arrêt chez Rietsch nous ait valu le plaisir d’une entrevue avec Elsa.

    Raison supplémentaire d’aimer Mittelbergheim, outre qu’elle possède de loin la plus grande boîte à livres du département (qui s’apparente plutôt à une mini-bibliothèque), il semble même y avoir des gens de gauche parmi ses habitants, chose éminemment rare dans la région, comme le suggérait en tout cas l’exemplaire de Fakir qui dépassait d’une boîte aux lettres. Faute d’être restés jusqu'à la nuit, nous n’avons pas vu en action le monstre préhistorique camouflé en lampadaire qui se tient à une extrémité du cimetière, dont on espère pour tout le monde qu’il n’est pas une manifestation végétale de « l’ami tireur » qui repose quelques mètres plus loin.