Développé avec Berta.me

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    505 – Marckolsheim, Grand Ried, 4300 hab. (avril 2024)

    Partie 2 – Hameaux, forêts, confins et frontières
     
    Le périmètre d’investigation du Bas-Rhin aléatoire est évidemment soigneusement délimité, mais il m’arrive occasionnellement et pour la bonne cause de dépasser les bornes ; aussi l’accès à la borne historique de délimitation entre « Haute » et « Basse » Alsace, qui trône au bord de l’Ancien Canal du Rhône au Rhin, a-t-il nécessité un crochet automobile et pédestre par le 68, dont vous ne verrez évidemment ici aucune image, même si les deux premières photographies de cette série sont immanquablement à 50% haut-rhinoises.
     
    Au-delà de l’agglomération urbanisée, le ban communal de Marckolsheim est très étendu. Au nord des bornes susmentionnées, la jolie et fraîche chapelle de Mauchen, édifiée au XIIIe siècle et visiblement sujette à des intrusions aviaires, est une des rares traces de l’ancien village du même nom, devant lequel s’étend aujourd’hui une ballastière. En se dirigeant vers l’est et la frontière allemande depuis la ville, une route ombragée longe d’abord un ancien lotissement EDF, le hameau dit du Kolhholtz, formé de quelques alignements d’immeubles identiques ; plus près du Rhin, on pourrait facilement rater l’insoupçonné site de la cité XIV, ville éphémère bâtie en 1958 pour héberger les ouvriers travaillant sur le Grand Canal d’Alsace voisin et leurs familles (jusqu’à 3400 personnes !). Démantelée une fois son utilité passée, la cité, rachetée par la commune en 1997, a été rendue quasi intégralement à la nature à l’exception d’une poignée de tours électriques (photos 6 et 7), le site est désormais un lieu de promenade où seuls le tracé des anciennes rues ainsi que quelques panneaux trahissent la mémoire de la ville fantôme.

    Alors qu’au Hameau du Rhin, quelques maisons isolées, dont une est gardée par une chèvre, font modestement face à un bout boisé d’Allemagne, et que le Père Noël passe la baisse saison face contre terre, les rives du fleuve offrent par temps clément une respiration à une population hétéroclite et populaire de pêcheurs, de campeurs, bronzeurs, contemplatifs et autres clarinettistes en goguette.