Développé avec Berta.me

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    505 – Marckolsheim, Grand Ried, 4300 hab. (avril 2024)
     
    Partie 1 – La ville
     
    Intrigué par un édifice religieux non identifié dont le toit dépassait le mur d’enceinte du parking d’un supermarché turc où nous fîmes des courses inaugurales fructueuses avec le power couple constitué de Pascal Ansell et Deana Kolencikova, j’ai jeté un coup d’œil et constaté que la chapelle en question, apparemment installée sur un terrain fermé, joignait le sacré à l’agréable, jouxtant une piscine dont je présume qu’elle n’est pas uniquement consacrée aux baptêmes. Le lendemain, avec Léa C., dépêchée en mission spéciale pour rencontrer les chiens du coin et fabriquer des champignons en tricot, un vieil homme a attiré notre attention sur la bit(t)e d’amarrage bleue de la camionnette garée devant chez lui, en l’occurrence un alliage de l’utilitaire et du grivois, confirmant en tout cas un certain talent local dans le maniement des contrastes.
     
    La diversité culinaire n’est en revanche pas le fort de cette cité frontalière du Haut-Rhin, où pas moins de quatre pizzerias se battent en duel sur la rue principale – il est vrai que nous sommes ici de fait dans la commune bas-rhinoise la plus proche de l’Italie à vol d’oiseau. Si la menace de fermeture d’une classe de l’école suscite des levées de boucliers exprimées en rime, l’espace urbain conserve quelques traces d’un passé plus lourd encore, un mémorial tenu par une association relatant les combats qui ont mené à la destruction d’une grande partie de la ville, ville que l’occupant a voulu reconstruire en 1941 selon des préceptes national-socialistes, ainsi dans le quartier dit de la « Cité Paysanne » (page 7), dont la quinzaine de fermes était censée rester dans des familles d’habitants triés sur le volet selon les critères que l’on imagine.