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340 – Lipsheim, Eurométropole de Strasbourg, 2700 hab. (décembre 2022)
Pour sa 67e sortie en ma compagnie dans le Bas-Rhin, au deuxième jour de ma quarantième année d’existence, Tommy G., l’homme de la situation pour découvrir la première destination de la « route de la choucroute », s’est présenté à notre lieu de rendez-vous habituel de la Place du Maréchal de Lattre de Tassigny avec un retard conséquent lié à un problème de réveil, mais muni à ma plus grande joie d’un dessin d’une grande expressivité qui résume de manière efficace et accessible l’expérience Bas-Rhin aléatoire pour son deuxième pratiquant le plus assidu, et que je me suis permis en conséquence d’inclure à la fin de l’album du jour.
J’ai souri l’autre jour en lisant un article des DNA sur l’opposition au maire d’Illkirch qui lui reproche de ne s’intéresser « qu’à Noël et à la sécurité », puisque j’ai largement pu constater au fil des années que Noël et la sécurité sont deux des trois principales préoccupations des Bas-Rhinois (il sera question de la troisième plus bas). A Lipsheim, banlieue strasbourgeoise tranquille qui s’étend en retrait de la quatre-voies qui traverse la pleine du Ried pour desservir ensuite Erstein, Benfeld et Colmar, le curseur est en ce moment fort logiquement placé plus sur Noël que sur la sécurité (quoi que rien n’empêche de placer des caméras de sécurité dans des nounours, au fond).
La troisième préoccupation des Bas-Rhinois, donc, est évidemment celle de manger le plus gras possible, mais à Lipsheim on a des goûts simples, indiqués sur les murs ou par le graphisme de la publicité d’un des restaurants du bourg qui rappelle furieusement celui d’une boîte de Doliprane (on jettera un voile pudique sur l’expérience culinaire qui se cachait derrière). Comme disait Leonard Cohen, « there ain’t no cure for love », et je souhaite à Biella et Mantsé, qui ont selon mes calculs aujourd’hui 30 et 32 ans, de n’avoir avalé aucune pilule qui aurait pu les guérir de leur amour.