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    123 - Limersheim, Grand Ried, 660 hab. (mai 2021)

    Si cela ne tenait qu’à moi les choses changeraient, et pour preuve je confierais l’ensemble de la signalisation urbaine destinée à interdire ceci ou cela à des enfants, c’est toujours plus joli et plus réjouissant (regardez moi ce mignon chien qui dit « J’ai envie de faire caca » sur le couvercle de la boîte ici), et en plus les enfants d’un certain âge ont souvent un sens assez aiguisé de l’ordre et ce ne serait pas pour leur déplaire (mon équipe de juristes s’occupera d’éventuels problèmes liés au droit du travail). Bon, pour l’efficacité c’est apparemment autre chose, puisque le maire de Limersheim Stéphane Schaal se plaint encore dans la dernière livraison mensuelle du journal communal « des incivilités concernant la vitesse, le stationnement anarchique, les déchets abandonnés aux 4 coins de notre beau village ».

    A l’instar de Ichtratzheim ou Hipsheim déjà décrits ici, Limersheim fait partie d’une poignée de villages du Ried au sud de Strasbourg qui tirent une grande quiétude de leur localisation en quasi cul de sac, à l’écart des axes de transit, et qui outre l’absence des nuisances sonores liées audit trafic présentent des proportions importantes de maisons alsaciennes à pans de bois. La particularité de Limersheim est que sa rue principale est une « Rue circulaire » qui en fait de cercle est plutôt en losange et qui fait de l’exploration du village une expérience particulièrement déroutante même pour quelqu’un comme moi qui prétend volontiers qu’une de ses seules qualités indiscutables est le sens de l'orientation.