Développé avec Berta.me

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    350 – Illkirch-Graffenstaden, Eurométropole de Strasbourg, 27000 hab. (décembre 2022-janvier 2023)

    Partie 2 – Quartiers et confins 

    Tôt le premier jour de 2023, j’ai réabordé Illkirch par son extrémité nord et le quartier résidentiel situé aux abords de l’écluse n°84 du canal, dans une quiétude royale qui m’a permis de rencontrer le premier chat de l’année et de discuter avec une dame promenant son chien des désagréments des pétards et des mortiers pour la faune. Celle-ci m’a ensuite assuré que selon une tradition locale vivace, de nombreuses voitures avait été incendiées pendant la nuit, notamment au quartier dit « sensible » Liberman, mais celui-ci ne portait aucune trace de quelconque feu lorsque j’en ai fait le tour ; la seule voiture calcinée croisée se trouvait dans une zone industrielle.

    Entouré de douves (et de rares spécimens de pneus sauvages) et actuellement inaccessible aux visiteurs, le fort Uhrich-Hoche, construit par les Allemands, est en passe d’être racheté par la mairie ; j’ai pu me consoler non loin en visitant une enfilade de casemates datant du début du vingtième siècle, à l’entrée de laquelle il est fièrement proclamé « ici on baise », affirmation corroborée par les déchets trouvés sur place, dans une ambiance pourtant extrêmement peu propice à la sensualité, mais les goûts, les couleurs, etc. 

    Si mon troisième jour dans la commune s’est terminé dans la compagnie réconfortante du chat et d’une chèvre du parc animalier Friedel, les investigations avaient commencé quelques jours plus tôt au Baggersee, ancienne gravière reconvertie en lieu de baignade très couru pour ceux qui n’ont pas les moyens ou l’envie d’aller à la mer ; j’y ai recroisé un paon en liberté dont j’avais croisé pour la première fois le chemin au printemps 2020 sur le parking du drive d’Auchan, croyant alors à une hallucination causée par le coronavirus.