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81 - Hochfelden, Pays de la Zorn, 4000 hab. (mars 2021)
Cité brassicole de très longue date et ancien chef-lieu de canton, Hochfelden fait aujourd’hui presque figure de company town tant Météor y occupe le terrain en centre-ville, à la fois en terme de surface foncière et de présence omniprésente de la marque chez les commerçants. Malheureusement, il était lors de mon passage impossible de se promener dans l’enceinte de la brasserie, qui produit sur le même site depuis près de cinq siècles, et affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de plusieurs dizaines de millions d’euros, mais sachez à toutes fins utiles que toute sortie de la commune est soumise à une taxe d’une caisse de pils par personne, prélevée par des gros bras ayant installé préalablement deux camions en travers de la route, le système est bien huilé (preuve irréfutable de cette combine qui fait l’objet de la plus totale omerta ci-dessus).
L’axe principal du bourg est rendu assez inhospitalier par une circulation incessante de voitures et camions, mais on peut y admirer une série de bâtiments remarquables où brique et grès se taillent la part du lion, à l’instar d’un ancien poste de garde reconverti en salon de coiffure ou de l’hôtel des impôts. En montant vers l’église qui domine la ville et les environs, les nuisances diminuent et la marche devient plus agréable, quoique les lieux soient souvent austères voire joliment vieillots. L’ancienne synagogue de 1841, qui abrite aujourd’hui le Musée du Pays de la Zorn, était fermée, s’ajoutant à la longue liste des endroits dans lesquels je n’ai pas pu pénétrer à Hochfelden à cause de ce foutu virus.