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201 - Haguenau, 35000 hab. (décembre 2021)
Partie 2 - Quartiers péricentraux et périphériques
Le deuxième jour, cette fois en solo, de cette épopée de longue haleine a commencé par une visite du grand cimetière israélite, dont certaines tombes, magnifiques, remontent aux XVII et XVIIIe siècles. En quelques minutes de voiture vers l’est j’ai rejoint la partie haguenauvienne de Marienthal, une localité à cheval sur plusieurs communes dont le centre névralgique est constitué d'une immense basilique qui est le plus ancien lieu de sanctuaire marial en Alsace et d'un couvent de taille plus modeste à proximité, croisant dans le quartier résidentiel vingtième siècle qui s’étend autour de ces édifices quelques maisons d’une rare opulence pour la région.
La mi-journée et l’après-midi me verront lentement revenir en direction du centre par l’est, avec un premier arrêt à l’aérodrome, ensemble original de cinq petits bâtiments triangulaires, et un deuxième inopiné pour photographier un improbable exemple de syncrétisme architecturalo-culinaire. J’ai ensuite longuement arpenté la grande nécropole militaire, qui contient notamment près de 2500 stèles de prisonniers de guerre roumains morts dans des camps de la région, ainsi que des tombes de soldats français, allemands, britanniques, américains, russes et maghrébins. La nécropole jouxte un des cimetières de la ville, où une inscription énigmatique m’a plongé dans la plus profonde perplexité. En partant, j’ai sacrifié à un nouvel arrêt imprévu pour contempler l’imposant et isolé Collège des Missions Africaines installé dans un ancien établissement de rééducation de la période allemande, et dont le site internet précise que tous les enseignants sont aujourd’hui laïcs. Sur le chemin de ma troisième dose de vaccin à Schiltigheim, j’ai terminé en prenant un moment pour saluer Didier l’agent municipal (existe-il seulement ou est-il l’idée platonicienne d’un agent municipal ?) et admirer la maîtrise en Photoshop des agents de la Communauté de Communes.