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    387 – Grendelbruch, Vosges, 1200 hab. (mai 2023)

    Nichée comme on le voit dans ce qu’il est convenu d’appeler « un magnifique écrin de verdure », la commune montagnarde de Grendelbruch m’a toutefois réservé un accueil initialement un peu éprouvant, d’abord en m’obligeant à sourire, ce qui n’est ni facile ni souhaitable en toutes circonstances, puis en me réservant un sursaut d’effroi à l’entrée du Proxi où un mannequin que j’avais pris initialement pour une cliente en passe de sortir vantait avec des yeux perdus dans le vide la cause de l’amour. Une fois dûment rempli de pains au chocolat, de café et d’eau et donc apte à marcher dans de bonnes conditions, j’ai constaté en explorant les rues pentues du village que celui-ci faisait visiblement en partie lieu de destination de villégiature pour citadins aisés ; le manoir dissimulé dans un creux près de la grotte de Lourdes n’est par contre vérification faite un AirBNB de luxe mais le siège d’une entreprise de restauration de clochers. Il a fallu longuement caresser un chat, jouer quelques minutes au frisbee avec un chien, et puis j’ai grimpé jusqu’à la partie haute du village, qui culmine à plus de mille mètres, marquant d’abord un arrêt à la nécropole militaire qui abrite les restes d’une grosse centaine de combattants de la guerre de 14-18, puis un autre au Signal du Hohbühl, et un dernier au chalet du club de ski de fond, sport dont les pratiquants se font ici très discrets au mois de mai.