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246 - Erstein, Grand Ried, 11000 hab. (mars 2022)
Partie 2 - Sucrerie, ZA et Krafft
Donc il n’aura échappé à personne qu’à Erstein on fait du sucre, et tout cela se passe en dehors de la ville au lieu-dit bien nommé Sucrerie, où se trouvent l’usine et une modeste cité de l’autre côté de la route. L’entreprise a été fondée en 1893 par le Baron Hugo Zorn von Bülach, sous-secrétaire d’Etat à l’agriculture, et son deuxième centenaire a débuté de manière un peu chaotique avec une « restructuration » par son propriétaire actuel, le groupe Cristal Union, qui a été assez mal vécue localement ; j’ai constaté en longeant les installations que d’assez nombreux moutons, vraisemblablement plus nombreux que les humains en tout cas, sont employés à l’entretien des parties herbeuses du site.
Au deuxième jour de mon grand voyage à Erstein j’ai entamé la suite et fin des opérations par un prologue observation de trains en attendant l’ouverture de Würth, un musée d’entreprise qui s’est taillé au fil des années un nom dans le domaine de l’art contemporain, et dont l’exposition du moment, intitulée Bestia, était un mélange très réussi d’objets des collections du Musée de Zoologie de Strasbourg et d’oeuvres animales d’artistes divers dont des sommités comme Max Ernst.
Après une boucle d’une heure dans la réserve naturelle de la forêt rhénane de la Sommerley, j’ai terminé l’après-midi sous une chaleur digne de mai par le tour de Krafft (photos 5 à 10), village distinct mais faisant partie d’Erstein, qui s’étend du nord au sud le long du Canal du Rhône au Rhin, croisant en son centre le Canal de décharge de l’Ill, et fait principalement office de réservoir à lotissements, avec toutefois un mini-quartier plus inhabituel d’immeubles d’habitation vieillots et d’un style peu courant dans ces contrées, qui m’ont évoqué certains faubourgs bordelais de mon adolescence.