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229 - Ebersheim, Grand Ried, 2300 hab. (février 2022)
Un des plaisirs non négligeables des explorations dans le Ried qui s’étend entre Strasbourg et Colmar est celui de profiter du spectacle majestueux des TER qui fendent gracieusement la plaine avec les Vosges pour arrière-plan de luxe, dont nous avons profité ucu un peu plus longtemps à la faveur d’un arrêt inopiné dudit train en face de la chapelle du Feldlach, isolée dans les champs, et depuis laquelle on jouit aussi en se retournant d’une vue pas mal non plus sur la grande et célèbre abbatiale d’Ebersmunster, dont il sera question un autre jour puisqu’elle est située dans la commune du même nom, chaque chose en son temps.
Voisine de Sélestat, la petite ville d’Ebersheim est dominée par le clocher à bulbe d’une grosse église baroque, et se partage entre des vocations commerçante, résidentielle, et agricole, avec notamment un élevage d’escargots et des producteurs de lait (j’y ai d’ailleurs découvert l’existence de la Route du Lait, qui bizarrement draine moins de monde que sa consœur des Vins). La religion catholique est omniprésente dans cette commune volontiers plaisamment vieillotte, avec en plus de la chapelle susmentionnée, une autre, de style similaire, dédiée à Notre-Dame-de-Lourdes à une sortie de ville. Le gras étant lui la religion la plus universellement partagée, il est ici mis à l’honneur sur les murs très kitsch de la boulangerie du village par le truchement du mandelbari ou mont aux amandes, une pâtisserie qu’on imagine pour le coup particulièrement étouffe-chrétien et qu’on ne trouve qu’ici et dans deux ou trois villages voisins.