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486 – Buhl, Outre-Forêt, 500 hab. (janvier 2024)
Proche de la disparition à l’aube des années 1980, la cigogne blanche a bénéficié en Alsace d’un programme de sauvegarde et de réintroduction qui a porté ses fruits au point que sa population excède désormais le millier de nids, nids dont la stabilité est d’ailleurs une préoccupation de sécurité publique légitime puisque ces habitats pèsent tout de même des centaines de kilos, parfois même jusqu’à une tonne. En attendant le retour imminent des échassiers de chair et de plumes dans le nord du Bas-Rhin, il était possible lors de mon passage à Buhl d’admirer un individu géant soustrait au rituel de la migration annuelle vers le sud, profitant d’une pause ensoleillée bienvenue dans un hiver particulièrement pénible, depuis son nid de pierre installé dans le jardin d’une florissante maison d’édition d’ouvrages graphiques et d’art qui opère depuis la sortie du village.
Buhl, qui vit dans l’ombre d’un homonyme haut-rhinois bien plus peuplé (dont il sera peut-être question par ici un jour, attention teasing), a souffert des bombardements survenus pendant les combats pour la Libération et présente de ce fait deux visages assez distincts de part et d’autre du coude formé par la rue principale, une suite de maisons reconstruites se distinguant seulement par leur couleur répondant aux traditionnelles alsaciennes de la partie nord-ouest du village. Cette commune très discrète ne possède pas de commerces de proximité, mais des services essentiels y arrivent enfin puisqu’un DAB (distributeur automatique de béton, et non de billets ici) est annoncé dans les semaines à venir. Sur les collines dénudées au nord dont les crêtes laissent admirer de lointains horizons, la chasse, la culture du maïs et des céréales et celle du fond d’écran Windows se côtoient en bonne intelligence.