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124 - Bischoffsheim, Route des Vins, 3300 hab. (mai 2021)
Après quelques tergiversations une fois l’exploration de Limersheim terminée, j’ai finalement décidé malgré un petit coup de fatigue de profiter d’un tirage et d’un temps cléments pour me rendre dans la foulée à Bischoffsheim, petite ville toute en pente du piémont vosgien, à proximité d’Obernai et Rosheim. Un petit bâtiment en brique abritant des locaux associatifs m’a rapidement tapé dans l’oeil : il s’agissait apparemment d’une simple remise de pompiers de l’époque allemande. Sinon, outre le fait que tout était fermé, lundi de Pentecôte ou obsolescence oblige, le bourg m’a rapidement frustré, avec sa palanquée de portes immenses qui, ce qui est caractéristique de l’architecture viticole, occupent souvent plus d’un tiers des façades ; de plus les rues sont souvent étroites, ce qui fait qu’on se sent rapidement enserré entre d’immenses espaces clos. Le remède à l'enfermement a donc consisté à prendre de la hauteur vers le Bischenberg qui domine la ville, et où les Rédemptoristes fêtaient leurs 200 ans de présence sur les lieux avec un an de retard, ce qui m’a permis de visiter la chapelle à défaut du très vaste couvent attenant. L’imposant chemin de croix bilingue franco-allemand qui s’étend sur un promontoire face à la chapelle date du début du XVIIIe siècle ; autour du site, chevaux et ânes paissent avec une belle vue sur la plaine. Avant de reprendre l’autoroute pour regagner mes pénates strasbourgeoises, j’ai conclu par une errance à l’est du ban communal dans la dite plaine où des migrants alarmés par ma présence prenaient une pause déjeuner hâtive au milieu d’une journée de récolte d'asperges, non loin de l’entreprise Matériaux Enrobés du Bas-Rhin dont j’ai immortalisé un bout de terrain, parce que j’ai une petite faiblesse pour les dunes de graviers, chacun ses vices, n’est-ce pas.