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482 – Bischheim, Eurométropole de Strasbourg, 18000 hab. (janvier 2024)
Partie 2 – Centre-ville, patrimoine juif et affaire Noirot
Le centre de Bischheim, sans être l’un des plus riants qui soit, jouit d’une offre gastronomique dense et assez populaire, caractérisé par la quasi-absence de débits de boisson et un éventail relativement large de restaurants bon marché proposant des cuisines de diverses régions du monde, dont l’apparence modeste et surannée m’a dans certains cas beaucoup réjoui, à l’image du restaurant qui ouvre cet album, au nom qui pourrait faire référence, selon mes investigations, à un personnage de Marvel ou à un « gentil requin » d’une série d’animation des années 1970 (si ce n’est pas tout simplement à un breuvage rafraîchissant que le monde entier nous envie).
La ville est par ailleurs un haut lieu du judaïsme alsacien, pour des raisons historiques terribles puisqu’elle a servi plusieurs siècles durant de lieu de repli aux juifs strasbourgeois interdits de cité dans la capitale alsacienne après un pogrom en 1349. La communauté locale a atteint son apogée au dix-neuvième siècle ; un grand et beau cimetière, inauguré en 1798, et aujourd’hui entouré de rues résidentielles, rassemble nombre de ses membres, et une discrète synagogue remplace depuis 1969 un édifice détruit en 1944 par les bombardements.
C’est à proximité de cette synagogue qu’une annonce à la fine écriture manuscrite a attiré mon attention, faisant un état de la disparition d’un chat noir dodu ; plusieurs heures plus tard, une fois rentré chez moi exténué et frigorifié après deux jours de marche, j’ai remarqué que j’avais précisément photographié ce matin-là un spécimen ressemblant en tous points au disparu, sur quoi j’ai appelé le numéro indiqué pour faire part de ma découverte à Jean-Claude, un retraité désemparé, qui après plusieurs jours de recherches téléguidées par mes soins a malheureusement du constater que le chat photographié par mes soins était un sosie, et pas son Noirot.